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Un joyau des affaires

Dans une industrie dominée par les hommes, Lisa Malbranck, de l'entreprise Diamond Gallery, a su tailler sa place, à titre de première gemmologue franco-manitobaine

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"Le monde de la bijouterie, malgré la place qu'il puisse accorder aux femmes au niveau du service à la clientèle ou encore de la compatibilité, a longtemps été dominé par les hommes," déclare Lisa Malbranck. "Encore aujourd'hui, peu d'entre nous sommes des orfvèvres ou des gemmologues."

C'est donc avec fierté que la femme d'affaires native de Saint-Boniface a reçu, en 2006, sa certification de l'Institut de gemmologie de l'Amérique, de Carlsbad, en Californie.

"J'ai la bijouterie dans le sang," lance-t-elle. "Mon grand-père, Albert Malbranck, était propriétaire d'Al's Jeweller's, un commerce bien connu à Saint-Boniface. De fait, c'est chez Al's Jewellers que mes parents se sont rencontrés. Lorsque mes parents, Allan et Anita, ont a lancé leur propre entreprise, en 1992, c'est moi qui leur ai proposé le nom de Diamond Gallery. J'avais 12 ans."

Adolescente, Lisa Malbranck travaillait chez Diamond Gallery les samedis, pour appuyer sa famille. Or, ce n'est qu' la fin de ses études universitaires que la Franco-Manitobaine a décidé de se joindre l'entreprise.

"Je venais d'obtenir un baccalauréat en Études récréatives, et j'ai même fait un stage à Montpellier, en France," raconte-t-elle. "C'est alors que j'ai remis en question l'orientation professionnelle que je me proposais."

Inspirée par son père, Allan, qui est gemmologue certifié, Lisa Malbranck s'est donc lancée à nouveaux aux études.

"Il n'y a aucune loi canadienne qui stipule qu'il faut être gemmologue pour être bijoutier," indique-t-elle. "C'est facultatif. Mais j'estimais que ce serait un atout. Je pourrais aider mon père identifier les pierres que nous apportent parfois nos clients, surtout que nous vivons à une époque où le marché est saturé de pierres synthétiques. Il faut s'assurer que le public ne soit pas dupé.

"Le programme de l'Institut de gemmologie de l'Amérique est intensif," poursuit-elle. "Pendant six mois, de 8 h 18 h, j'étais en salle de classe. Le travail était souvent ardu, et toujours précis et exigeant. Pour l'examen final, qui est une épreuve en laboratoire, il faut obtenir une note de 100%, sans quoi il faut repartir de zéro."

De retour Winnipeg, Lisa Malbranck travaille étroitement avec son père pour créer et livrer des anneaux, pendentifs, colliers et autres items de bijouterie à leurs clients.

"J'aime beaucoup faire le design," déclare-t-elle. "En plus de pouvoir exprimer ma créativité, l'idée d'offrir un objet unique à une personne, sachant que cet objet deviendra tout probablement un legs familial, me plaît énormément. J'aime produire des objets beaux, dotés de lignes claires. C'est un défi à la fois artistique et technique, qui requiert aussi de l'entregent."

"Avant tout, il faut être à l'écoute du client," conclut-elle. "Il faut être sensible à ses besoins, ses goûts et son budget. C'est une belle collaboration qui, en bout de ligne, touche le cìur autant qu'il stimule la créativité et l'intellect."

redaction@la-liberte.mb.ca

Le fil des Francophiles is a weekly column en francais, celebrating Western Canada's largest francophone community, one story at a time.

Republished from the Winnipeg Free Press print edition July 13, 2013 A25

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Updated on Saturday, July 13, 2013 at 7:31 PM CDT: Corrects typos.

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