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En français pour les protestants

L'Église communautaire de la Rivière-Rouge, Saint-Boniface, est la seule Église protestante uniquement francophone de tout l'Ouest canadien

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SEULE Église protestante uniquement francophone de l’Ouest canadien, l’Église communautaire de la Rivière-Rouge, à Saint-Boniface, connaît de grands changements. Après avoir déménagé du 156, rue Marion au 231, rue Kitson, elle a accueilli un nouveau pasteur, Arisnel Mesidor, le 1er août dernier.

"C’est la première fois que je suis pasteur, mais j’ai toujours été très actif à l’Église depuis que j’ai 13 ans," confie Arisnel Mesidor, qui est d’origine haïtienne. "J’ai souvent prêché et dirigé les services du dimanche comme bénévole, donc j’ai de l’expérience. De plus, j’ai fait des études de théologie quand je suis arrivé au Canada."

C’est donc sans hésitation qu’il a posé sa candidature pour être pasteur quand le poste était vacant dans son Église.

"J’en ai discuté avec ma femme, car nous avons deux jeunes enfants, mais c’était facile," se souvient-il. "En fait, ma femme était même plus motivée que moi. Elle me soutient totalement."

Entre autres projets, Arisnel Mesidor a apporté avec lui l’idée de créer dans son Église un ministère linguistique "pour aider les francophiles dont le niveau de français les empêche de bien comprendre le service, puisque tous les services se font en français," rappelle-t-il.

"On pourrait leur offrir un interprète lors des services du dimanche, mais aussi leur donner des cours de français s’ils le veulent," poursuitil.

C’est en effet nécessaire pour les fidèles de l’Église communautaire de la Rivière-Rouge de pouvoir suivre ce qui se dit lors du service religieux dominical, car celui-ci inclut toujours un temps d’enseignement.

"On lit un texte biblique et on essaie de mieux le comprendre," explique le pasteur. "D’abord, c’est la prédication, c’est-à-dire que celui qui prêche, que ce soit moi ou parfois d’autres, remet le texte dans son contexte de l’époque.

"Ensuite," ajoute-t-il, "vient la proclamation.

Cela veut dire qu’on explique ce que ce texte biblique signifie aujourd’hui, car on croit que la Parole de Dieu reste toujours valide. C’est important pour les membres de l’Église de bien comprendre ces messages."

Par ailleurs, si Arisnel Mesidor se concentre pour le moment à aider son Église avec le français, il n’exclut pas en faire profiter d’autres intéressés à plus long terme.

"On commencera notre ministère linguistique auprès des membres de notre Église, mais si ça marche bien, on pourrait ouvrir nos cours de français au reste de la communauté," affirmet- il.

En effet, l’Église communautaire de la Rivière-Rouge se veut ouverte à tous, tout en gardant son cachet francophone.

"Chacun de nos services du dimanche est suivi d’un temps de fraternisation qui se déroule en français, indique Arisnel Mesidor. On reste ensemble autour d’un café pour jaser. Parfois, on partage aussi un repas potluck communautaire.

"Ces moments de fraternisation sont destinés aux membres de l’Église communautaire de la Rivière-Rouge, mais aussi à tous les francophones et francophiles que ça intéresse, qu’ils soient non-croyants ou d’une autre religion," conclut-il. "On n’est pas un clan fermé."

L’Église communautaire de la Rivière-Rouge a été créée à Saint-Boniface il y a une douzaine d’années. Elle est de confession évangélique.

 

presse2@la-liberte.mb.ca

Republished from the Winnipeg Free Press print edition October 20, 2012 J2

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