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Le meilleur de la vie sauvage

Jean-Pierre Grosemans est le premier Manitobain avoir remporté deux fois le Prix du Canadian Geographic pour la meilleure photo de vie sauvage

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Passionné de photographie depuis l'¢ge de 11 ans mais aussi d'animaux sauvages, le francophone d'origine belge résidant Saint-Boniface, Jean-Pierre Grosemans, a appris en mars dernier qu'il allait recevoir le Prix du magazine Canadian Geographic pour la meilleure photo de vie sauvage en 2013.

"Ma photo primée est celle d'un aigle qui mange et dont on voit la nourriture," décrit Jean-Pierre Grosemans. "C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai soumis cette photo au Canadian Geographic parmi plus de 50 que j'avais prises de lui. áa me plaisait qu'on puisse voir la nourriture dans son bec. De plus, la photo était bien nette."

Le photographe amateur, cuisinier de métier, prend presque toutes ses photos d'animaux sauvages dans la For�t provinciale de Sandilands, au sud-est du Manitoba.

"La For�t provinciale de Sandilands est une grande étendue sauvage avec beaucoup d'animaux et presque personne," explique-t-il. "J'aime y aller et prendre n'importe quel animal en photo. Pour ce qui est de cet aigle, j'ai pris la photo au début du printemps 2012. Il avait plus faim que peur, donc il m'a laissé l'approcher pour le photographier!"

Jean-Pierre Grosemans avait également pris en photo un lynx en 2010, ce qui lui avait déj valu le Prix du Canadian Geographic pour la meilleure photo de vie sauvage en 2011.

"Je suis le premier Manitobain avoir gagné deux fois le Prix de la meilleure photo de vie sauvage," souligne-t-il. :Je crois m�me �tre le seul avoir gagné un tel prix!"

Si Jean-Pierre Grosemans a du succès avec ses photos d'animaux sauvages, c'est qu'il connaÆt bien la stratégie pour les prendre. Il raconte en effet qu'il "photographie des animaux sauvages depuis que je suis au Canada, c'est--dire 1979.

"Pour prendre de bonnes photos d'animaux sauvages, il faut bien connaÆtre l'animal, notamment ses habitudes, ses comportements ou encore ses trajectoires," indique-t-il. "Il faut pouvoir anticiper ce qu'il va faire et o� il va �tre, pour �tre pr�t prendre la photo au bon moment."

Une autre qualité de mise avec la vie sauvage est la patience. "Il faut savoir attendre l'animal, affirme le photographe. Pour ma part, je suis capable de rester couché dans la neige pendant huit dix heures sans bouger s'il le faut! Et parfois, ßa ne tente pas l'animal de s'approcher donc il faut revenir un autre jour. Pour prendre en photo mon lynx en 2010, j'ai passé six semaines le chasser dans le froid de l'hiver."

C'est d'ailleurs cette difficulté pour capturer la bonne photo, cette nécessité de préparation et de patience, mais aussi cette incertitude du résultat en partant, car nul ne sait comment l'animal réagira ce jour-l, qui passionnent tant Jean-Pierre Grosemans.

"J'aime quand une photo a une histoire," confie-t-il, "quand j'ai dª travailler fort pour approcher l'animal. Plus la photo a d'histoire, plus ßa me donne envie d'aller plus loin avec et de la soumettre des concours ou des revues!"

La photo d'aigle de Jean-Pierre Grosemans sera publiée prochainement dans un numéro spécial de Canadian Geographic. La date de parution est encore inconnue.

"Je ne fais pas ßa pour gagner des prix, mais par passion pour les animaux et la photo," conclut-il. "J'aime la photographie car on fixe un moment qu'on ne pourra plus jamais reproduire 100 pourcent. J'aime le défi de capturer des instants qui représentent vraiment quelque chose. C'est ce qu'il y a de beau dans cet art."

presse2@la-liberte.mb.ca

A weekly column en franßais, celebrating Western Canada's largest francophone community, one story at a time.

Republished from the Winnipeg Free Press print edition April 20, 2013 J14

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