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Refuge pour adultes

L’organisme A Port in the Storm a ouvert ses portes à Saint-Boniface début octobre. Il offre du logement aux patients en traitement pour le cancer. Une première au Manitoba

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LE quatrième étage de la Villa Aulneau, à Saint-Boniface, abritera désormais dix suites gérées par l’organisme A Port in the Storm et réservées à des malades du cancer qui suivent des traitements loin de chez eux, ainsi qu’à leurs familles. A Port in the Storm a accueilli son premier résident le 13 octobre.

"A Port in the Storm, c’est la version pour adultes des Maisons Ronald McDonald," explique la directrice générale d’A Port in the Storm, "Marion Willis. Ce sont des appartements mis à disposition d’adultes qui vivent loin de Winnipeg mais qui doivent y venir pour recevoir des traitements liés au cancer. "De telles maisons existent déjà dans la plupart des provinces canadiennes, mais c’est la première au Manitoba," précise-telle. "C’est vraiment ciblé pour ceux qui ont le cancer."

Les bénéficiaires d’A Port in the Storm ont accès à des suites entièrement meublées et équipées.

"Tout est neuf pour que nos résidants malades aient l’expérience la plus agréable possible," assure Marion Willis.

La plupart des patients dormaient auparavant à l’hôtel ou dans des maisons médicalisées lors de leurs séjours à Winnipeg.

Marion Willis affirme que "c’est plus sain pour eux de rester à A Port in the Storm, plutôt qu’au milieu de tout le monde ou de malades, car leur système immunitaire est très faible." Toutefois, A Port in the Storm n’a pas de personnel médical.

"De plus, on ne coûte que 40 $ par nuit," ajoute-t-elle. C’est moins cher qu’un hôtel.

"C’était important pour nous de réduire le poids financier lié au suivi de traitements à Winnipeg, car ces frais rendent inéquitable l’accès aux soins."

Par ailleurs, chaque unité de logement peut accueillir jusqu’à quatre personnes.

"C’est important de ne pas briser les familles," confie Marion Willis. "Celle qui a inspiré ce projet, Sue, une mère célibataire atteinte du cancer et qui faisait le voyage de la campagne à Winnipeg pour ses traitements, a dit sur son lit de mort que le pire pour elle avait été d’être séparée de sa famille pendant tout ce temps."

La Villa Aulneau n’est en fait que la première phase d’A Port in the Storm. Le 31 octobre prochain, l’organisme prendra possession de l’ancienne Résidence Langevin pour y créer 40 suites d’ici mai 2014. Les dix suites de la Villa Aulneau seront alors rendues à la Villa pour accommoder d’autres résidants aînés potentiels.

"Nous allons conserver la bâtisse historique et restaurer son extérieur comme c’était à l’origine," annonce Marion Willis.

"Nous détruirons les ajouts plus récents et nous reconstruirons avec le même matériau que la partie historique pour qu’il y ait une continuité."

"Nous avons l’appui d’Héritage Saint-Boniface, d’Héritage Winnipeg et de l’Association des résidants du Vieux Saint-Boniface," précise-t-elle. "Mais c’est un projet de 12,2 millions $, donc on compte sur la générosité manitobaine."

Déjà, les Manitobains ont donné $2.5 millions pour le projet A Port in the Storm, mais aussi de leur temps comme bénévoles.

L’organisme compte quelque 1 500 bénévoles répartis dans la province pour faire la promotion de l’organisme, collecter des fonds, assurer la permanence à Saint-Boniface et aider à entretenir les suites.

À 93 ans, une résidante de la Villa Aulneau, Cécile George, est venue aider à préparer les premières suites.

"C’était nécessaire de créer une telle structure," estime-t-elle. "La Villa Aulneau est une très bonne place pour commencer.

L’atmosphère est accueillante et compatissante."

Et c’est à Saint-Boniface, "qui a gardé un aspect de petite communauté cher aux malades qui viennent du rural, tout en offrant un environnement bilingue et en étant à quelques minutes des grands centres hospitaliers," se réjouit Marion Willis.

Elle conclut qu’"A Port in the Storm va diminuer le poids du cancer pour les malades et leurs familles, mais aussi probablement pour le système de santé en réduisant le nombre d’hospitalisations. On espère donc que les gouvernements nous aideront à nous financer."

 

presse2@la-liberte.mb.ca

Republished from the Winnipeg Free Press print edition November 3, 2012 J2

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Updated on Saturday, November 3, 2012 at 1:30 PM CDT: corrects cutline, corrects accents throughout

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