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Un monde nouveau

A weekly column en franßais, celebrating Western Canada's largest francophone community, one story at a time

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De nombreux étudiants en pédagogie en France demandent l'occasion de compléter un stage au Canada. Et, gr¢ce un tout nouveau programme d'échange élaboré avec l'Université d'Orléans, en France, l'Université du Manitoba (UM) a accueilli quatre stagiaires franßais, venus apprendre comment s'enseigne la langue de Molière dans les écoles d'immersion.

"En 2012, l'UM a entamé un dialogue avec l'Université d'Orléans, dans le but d'établir ce programme," lance la responsable de la formation des enseignants de franßais la faculté d'éducation de l'UM, Krystyna Baranowski. "Il s'agit d'une véritable première pour l'université."

Le groupe est arrivé le 25 février dernier, et a fait un séjour de quatre semaines. Les étudiants ont fréquenté trois écoles élémentaires de la Division scolaire Pembina Trails, ainsi qu'une école double voie dans la Division scolaire de Seven Oaks.

"Ce sont des jeunes en première année d'éducation," explique Krystyna Baranowski. "Ä l'heure actuelle, ils n'ont pas beaucoup d'expérience dans la salle de classe. Mais ils ont goªté notre faßon de faire, qui est basée sur l'approche communicative. Cette philosophie de l'apprentissage est considérablement moins magistrale que celle employée dans les écoles de France."

Une approche humaniste

En fait, dès leur premier jour en classe, les stagiaires s'étonnaient de voir les enseignants organiser les élèves en groupes.

"Nous avons constaté des différences importantes entre nos systèmes scolaires," déclare Aurélie Dumast, qui a observé des élèves l'école St. Avila. "En France, l'enseignante est seule dans sa classe et transmet des connaissances de faßon magistrale. Au Canada, la pédagogie est centrée sur l'élève."

Alexandre Bourguignon, qui était l'école Viscount Alexander, abonde dans le m�me sens.

"L'élève est encouragé apprendre de faßon autonome," indique-t-il. "On le laisse chercher. Il travaille souvent en groupe, et l'enseignant sert de guide. On lui accorde plus de flexibilité en ce qui concerne le curriculum. Au Canada, il y a plus d'une faßon d'arriver au m�me résultat d'apprentissage.

"Au départ, j'aurais cru que certains élèves tomberaient entre les mailles du filet éducatif," poursuit-il. "Mais les élèves apprennent, et comprennent bien ce qu'ils font et pourquoi ils le font. áa fonctionne."

Selon Mathilde Résimont, qui a effectué son stage l'école Dieppe, le succès de l'approche canadienne repose sur l'abondance du personnel auxiliaire.

"Je ne peux pas imaginer cette approche plus humaniste réussir en France," déclare la stagiaire. "Au Canada, les auxiliaires et les spécialistes de tout genre sont présents dans la salle de classe. Cela permet aux enseignantes de pratiquer davantage l'enseignement individualisé, l'auto-découverte et d'effectuer des évaluations basées sur le savoir-faire de l'élève. En France, l'enseignante est seule, et n'a m�me pas de temps de préparation de cours durant la journée."

"La philosophie éducative canadienne accorde beaucoup de place au plaisir d'apprendre, ajoute son tour Manon Doulcier, qui était l'école Dieppe. On encourage le jeune apprendre par le jeu, dans des situations de communication orale. Et chaque fois que l'élève s'exprime en franßais, il est valorisé. C'est précieux."

Outre leurs stages pratiques, les étudiants ont complété un travail de recherche portant sur l'enseignement du franßais au Manitoba. De plus, le groupe a visité les locaux du Bureau d'éducation franßaise, ainsi que l'Université de Saint-Boniface (USB), o� Krystyna Baranowski enseigne également des cours.

"J'ai entamé une discussion sur nos pédagogies respectives avec mon homologue de l'Université d'Orléans," explique Krystyna Baranowski. "Ensemble, nous préparerons le terrain pour la deuxième phase du projet pilote, qui sera d'envoyer, en mai, des étudiants de l'UM Orléans. Après quoi, nous verrons comment nous pourrons élargir l'expérience. Si le projet pilote se transforme en partenariat permanent, nous serons peut-�tre en mesure d'inclure des étudiants de l'USB."

Presse6@la-liberte.mb.ca

Republished from the Winnipeg Free Press print edition April 13, 2013 J12

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