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Une première pour les Métis

A weekly column en français, celebrating Western Canada’s largest francophone community, one story at a time

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‘SUR le plan physique, les Métis ont une incidence élevée de diabète, d’hypertension, de cardiopathie et d’accidents cérébro-vasculaires," souligne le directeur général de l’Organisation métisse de développement économique (MEDO) de la Fédération des Métis du Manitoba (MMF), Blake Russell.

"En fait, les Métis sont le groupe ethnique qui a l’incidence la plus élevée," poursuit-il.

"C’est un problème sérieux, exacerbé par le fait que sur le plan culturel, les Métis sont moins aptes à faire connaître leurs besoins médicaux à leur médecin, ou encore à leur pharmacien."

D’où l’idée de mettre sur pied une pharmacie pour et par les Métis, qui répondrait non seulement aux besoins médicaux de sa clientèle, mais qui tiendrait compte de sa culture.

Ouverte en décembre, la pharmacie MEDO Care, située au centre-ville de Winnipeg, est la première de son genre.

"Notre but est tout simplement d’améliorer la qualité de vie des Métis," affirme Blake Russell. "Notre approche est holistique.

Lorsqu’un client se rend à notre pharmacie, nous lui offrons plus que remplir son ordonnance. Nous prenons le temps de causer avec lui, pour nous assurer qu’il comprend bien le but du médicament, son bon emploi et l’importance de le prendre pour la durée prescrite. De plus, nous nous assurons que tout renouvellement des ordonnances sera complété automatiquement."

L’attention prodiguée par la pharmacie MEDO Care met en relief une tendance répandue chez les Métis de ne pas faire connaître leurs besoins médicaux — une réticence culturelle confirmée en 2010 par Metis Health Status and Health Care Use in Manitoba, une étude effectuée en 2010 par l’Université du Manitoba avec le concours de la MMF.

"Nous sommes un peuple timide en ce qui concerne la santé," déclare Blake Russell.

"Trop souvent, les Métis ne font pas suite à une visite au médecin ou une ordonnance du médecin comme ils devraient le faire. En fait, l’étude a révélé que les Métis sont 21 % plus aptes à mourir avant l’âge de 75 ans que les autres Manitobains."

Une situation qui se manifeste davantage en région, où l’accès aux soins de santé fait davantage problème, surtout dans le Nord de la province. À l’heure actuelle, la pharmacie MEDO Care offre un service de livraison des médicaments à la grandeur de la métropole et dans les communautés environnantes. Or, MEDO compte étendre le service.

"Nous avons investi quelque $350,000 depuis 2010 pour bien lancer la nouvelle pharmacie," explique Blake Russell. "Nous avons acheté une grande remise pour nos médicaments, ce qui nous permettra d’agrandir la portée de nos services. Au fur et à mesure que plus de Métis se prévalent davantage de la pharmacie, le service de livraison prendra de l’envergure.

Nous avons déjà livré des médicaments à Saint-Laurent et à d’autres communautés du Sud de la province. Éventuellement, nous comptons rejoindre les endroits plus éloignés, comme Crane River, dans le Nord manitobain."

MEDO prévoit également établir une deuxième pharmacie d’ici un an.

"D’ici 2018, nous espérons avoir créé quatre autres pharmacies, cette fois-ci en région, affirme Blake Russell. Et nous offrirons plus de services, notamment des ateliers sur le diabète, que nous offrirons soient par l’entremise de visites d’experts de la santé, ou encore par téléconférence. Si nous pouvons améliorer la santé des Métis, tous nos efforts en auront bien valu la peine."

 

Presse6@la-liberte.mb.ca

Republished from the Winnipeg Free Press print edition January 26, 2013 0

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Updated on Saturday, January 26, 2013 at 2:42 PM CST: corrects misspellings, adds correct accents

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