Winnipeg Free Press - PRINT EDITION

Un Noël autochtone

À Noël, le francophile Thomas Edwards mêle traditions chrétiennes et autochtones

  • Print

Depuis les écoles résidentielles où ils étaient forcés d'adopter les coutumes chrétiennes, les Autochtones ont pour habitude de fêter Noël dans la nuit du 24 au 25 décembre. Toutefois, ils ont ajouté à ce temps des Fêtes certaines traditions propres à leur culture.

Originaire de la Première Nation du lac Manitoba, Thomas Edwards est un indien Ojibwé qui réside depuis près de 20 ans à Winnipeg avec sa mère et ses six frères. Il y passera Noël avec sa famille, même s'il possède aussi une maison dans la réserve où il retourne souvent.

Si Noël est pour lui une fête importante car sa "grand-mère était très catholique", raconte-t-il, où le temps partagé en famille, l'arbre décoré ensemble, l'échange de cadeaux ou encore le repas traditionnel de dinde et de patates ont leur place, la famille Edwards n'a pas pour autant oublié sa culture autochtone.

"À Noël, on mélange les traditions catholique et autochtone," affirme Thomas Edwards. "Par exemple, je fais toujours une cérémonie de purification en début de repas, selon la tradition autochtone. C'est une façon de dire merci pour la nourriture.

"De plus," ajoute-t-il, "je fais une assiette contenant un peu de chaque plat, que je donne en offrande, après le repas, aux ancêtres et aux membres de la famille décédés. Pour cela, je conduis souvent jusqu'en campagne pour être moins dérangé. Je trouve un arbre, et je fais une petite cérémonie en leur honneur. Parfois je suis seul, parfois mes frères ou mes neveux m'accompagnent."

À Noël, l'entraide revêt une grande importance pour la Première Nation du lac Manitoba. "Dans la plupart des familles de la réserve, chacun fait des cadeaux à tout le monde," indique Thomas Edwards. "C'est plus personnel. Noël n'est pas un temps pour penser à l'argent."

De même, le Conseil de bande de la réserve encourage le don en achetant des cadeaux pour tous les jeunes qui sont à l'école ou à l'université. Il fournit aussi une dinde gratuite à chaque foyer.

Par ailleurs, la famille Edwards a choisi de pousser le don plus loin, une tradition répandue dans la réserve.

"Au temps des Fêtes, on fait toujours des paniers de Noël pour ceux qui ont moins d'argent," raconte Thomas Edwards. "Cette offrande est importante pour nous car quand nous étions petits, c'est nous qui recevions des paniers. On se souvient de l'excitation quand on découvrait les cadeaux et la nourriture, et c'est le cas pour beaucoup de familles dans la réserve. À Noël, on s'entraide pour que tout le monde puisse être heureux."

Si Noël n'était pas une fête autochtone à l'origine, elle est donc aujourd'hui passée dans la tradition de toutes les Premières Nations, encouragée par les conseils de bande qui organisent repas et concerts de Noël pour leurs communautés.

Et pour Thomas Edwards, ce changement culturel est positif. "Noël fait maintenant partie de nos traditions autochtones et c'est un temps de joie et de partage pour tous," conclut-il. "C'est drôle qu'une chose aussi négative que les écoles résidentielles ait pu apporter une tradition aussi belle et bonne pour la communauté."

presse2@la-liberte.mb.ca

Le fil des Francophiles

Le fil des Francophiles is a weekly column en français, celebrating Western Canada's largest francophone community, one story at a time.

Republished from the Winnipeg Free Press print edition December 24, 2011 I16

Fact Check

Fact Check

Have you found an error, or know of something we’ve missed in one of our stories?
Please use the form below and let us know.

* Required
  • Please post the headline of the story or the title of the video with the error.

  • Please post exactly what was wrong with the story.

  • Please indicate your source for the correct information.

  • Yes

    No

  • This will only be used to contact you if we have a question about your submission, it will not be used to identify you or be published.

  • Cancel

Having problems with the form?

Contact Us Directly
  • Print

You can comment on most stories on winnipegfreepress.com. You can also agree or disagree with other comments. All you need to do is be a Winnipeg Free Press print or e-edition subscriber to join the conversation and give your feedback.

You can comment on most stories on winnipegfreepress.com. You can also agree or disagree with other comments. All you need to do is be a Winnipeg Free Press print or e-edition subscriber to join the conversation and give your feedback.

Have Your Say

New to commenting? Check out our Frequently Asked Questions.

Have Your Say

Comments are open to Winnipeg Free Press print or e-edition subscribers only. why?

Have Your Say

Comments are open to Winnipeg Free Press Subscribers only. why?

The Winnipeg Free Press does not necessarily endorse any of the views posted. By submitting your comment, you agree to our Terms and Conditions. These terms were revised effective April 16, 2010.

letters

Make text: Larger | Smaller

LATEST VIDEO

Winnipeg Cheapskate: Travel getaway tips

View more like this

Photo Store Gallery

  • A female Mallard duck leads a group of duckings on a morning swim through the reflections in the Assiniboine River at The Forks Monday.     (WAYNE GLOWACKI/WINNIPEG FREE PRESS) Winnipeg Free Press  June 18 2012
  • Marc Gallant/Winnipeg Free Press. Gardening Column- Assiniboine Park English Garden. July 19, 2002.

View More Gallery Photos

Poll

Should the federal government force band chiefs and councillors to disclose their salary information?

View Results

View Related Story

Ads by Google