L’oeil du maquettiste

Les terrains de jeux de Bernard Mulaire

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Les maquettes de terrain de jeux de Bernard Mulaire sont des reliques de sa vie de bohème. L’artiste devenu historien de l’art, originaire de Saint-Pierre-Jolys, résidant maintenant à Montréal, a donné ses maquettes au Musée canadien de l’histoire.

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This article was published 10/09/2016 (3432 days ago), so information in it may no longer be current.

Les maquettes de terrain de jeux de Bernard Mulaire sont des reliques de sa vie de bohème. L’artiste devenu historien de l’art, originaire de Saint-Pierre-Jolys, résidant maintenant à Montréal, a donné ses maquettes au Musée canadien de l’histoire.

“Je les faisais pour l’entreprise Children’s Playgrounds, de Markham en Ontario. Je travaillais à mon compte d’après les plans qu’on me donnait, parfois à partir d’un simple croquis, parce qu’à la longue, j’ai appris à comprendre les produits réalisés par l’entreprise.

“Les maquettes servaient à montrer au client (écoles, commissions scolaires, municipalités, hôpitaux) ce dont aurait l’air sa commande. Elles étaient en pièces détachées, et pouvaient être réarrangées pour aider le client à prendre une décision finale.

Bernard Mulaire photo
Les maquettes de terrain de jeux de Bernard Mulaire intégreront bientôt la collection permanente du Musée canadien de l’histoire.
Bernard Mulaire photo Les maquettes de terrain de jeux de Bernard Mulaire intégreront bientôt la collection permanente du Musée canadien de l’histoire.

“J’étais artiste à Toronto, menant une vie de bohème. Ce travail répondait donc parfaitement à mes besoins et c’était amusant. J’y prenais beaucoup de plaisir.”

Dans le dossier qu’il a soumis au Musée canadien de l’histoire, Mulaire explique que ce sont aussi des constructions qui illustrent un moment de l’histoire du pays.

“Qui allait vouloir de mes maquettes? En 2012, j’ai pensé au Musée canadien des civilisations, devenu par la suite le Musée canadien de l’histoire. Situé à Hull, devenue Gatineau. D’une manière ou d’une autre, ces musées ont en commun de s’intéresser à l’histoire sociale, aux us et coutumes.”

L’historien de l’art souligne la dimension sociale de ses maquettes, qui l’intéressait déjà de 1981 à 1984, lorsqu’il les a construites.

“Un attrait pour moi était que l’entreprise concevait des équipements accessibles aux enfants handicapés, d’où des rampes aux surfaces ondulantes, des comptoirs pour jouer dans le sable à hauteur d’un fauteuil roulant, etc.

“Une fois au musée, mes maquettes pourront illustrer le jeu des enfants, les divertissements, même ceux qui s’adressent aux enfants handicapés, ce qui correspond aux préoccupations de la société actuelle.”

Une seconde dimension des maquettes de Bernard Mulaire qui en font des pièces de musée: la technologie derrière leur construction.

“Ça prenait beaucoup de minutie et il fallait que j’y consacre le temps nécessaire. Les maquettes étaient des miniatures, construites à une échelle d’un quart de pouce pour un pied. J’avais des outils miniatures, une scie ronde, une perceuse. J’étais équipé pour travailler en petit. J’utilisais du bois, du carton, de la chaîne, du fil de fer, de la corde, des rouleaux de styromousse dans lesquels je coupais ce qui allait ressembler à des pneus. Il fallait que je sois débrouillard.”

“L’équipement des terrains de jeux n’est plus fabriqué en bois aujourd’hui, mais principalement en matière plastique. Et maintenant, les maquettes sont faites en trois dimensions, à l’ordinateur. D’objets utilitaires, mes maquettes sont devenues des objets d’artisanat d’un temps révolu. Qui l’eût cru?”

“Mes maquettes serviront donc encore. Et comme les archives de Children’s Playgrounds intéressent le Musée, voilà que le projet implique d’autres personnes que moi, et fait revivre les souvenirs de tous. J’adore ce dénouement. Je suis comblé.”

L’historien de l’art n’en est pas à sa première donation. Il a déjà fait profiter le Centre du patrimoine à Saint-Boniface, la Bibliothèque Alfred-Monin, les archives de l’Université de Saint-Boniface, le Musée McCord à Montréal, ainsi que la Bibliothèque nationale du Québec. Sa volonté de donner des objets comme les maquettes, représente une extension de sa pensée en histoire de l’art.

“Je déteste jeter des choses. Mon appartement en est la preuve! Je cherche toujours à tout récupérer, mettre en valeur le temps que les choses ont prises à faire, mettre en évidence leur signification. Je suis hanté par l’idée de la mort, de la disparition, de l’oubli.”

Mulaire a déménagé à Montréal en 1984 pour entreprendre une maîtrise en histoire de l’art. C’est là que son activité de maquettiste de terrain de jeux a pris fin. “L’expédition de maquettes aussi fragiles devenait problématique. Children’s Playgrounds m’a payé pour la dernière commande et cela a clos le dossier. Comme je les trouvais belles, je n’ai jamais voulu les jeter. Ce sont ces maquettes que j’ai données au Musée canadien de l’histoire.”

redaction@la-liberte.mb.ca

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