Ceci est mon drapeau

Cyril Parent est fier de la façon dont les francophones se sont appropriés du dessin du drapeau franco-manitobain

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This article was published 22/03/2014 (4270 days ago), so information in it may no longer be current.

DEPUIS plus de deux ans, vous lisez chaque semaine le Fil des francophiles dans ce journal.

Vous commencez à connaître davantage la communauté francomanitobaine. Mais connaissez-vous son drapeau?

Examinez bien la photo qui accompagne cet article. Il est fort possible que vous ayez vu ce drapeau flotter au mat d’une école française. Peutêtre l’avez-vous vu au Festival du Voyageur, à l’entrée de l’Université de Saint-Boniface, sur un T-shirt ou encore sur le pare-choc d’une voiture. En 2010, il a même flotté au mat de la Tour de la Paix du Parlement canadien, à Ottawa!

PHOTO BY DANIEL BAHUAUD
Cyril Parent
PHOTO BY DANIEL BAHUAUD Cyril Parent

En fait, si les Franco-Manitobains en ont fait leur drapeau, il n’empêche que le drapeau est relativement récent, ayant été créé, et adopté par la communauté francophone, en 1980.

“Je travaillais chez Avant-Garde Graphics à Saint-Boniface,” raconte son concepteur, Cyril Parent. “Mon patron, Jolly Turenne, m’a encouragé de participer au concours lancé par le Conseil jeunesse provincial (CJP), qui invitait le public de soumettre ses idées pour un drapeau franco-manitobain. Il voulait s’assurer que le design du drapeau soit à la hauteur de la communauté qu’il représenterait.

“Rentré à la maison, j’ai eu une inspiration,” poursuit-il.

“J’ai d’abord pensé au blé qui grandit sur la plaine. Sur le drapeau, on voit que les plantes ont de longues racines, un peu comme la francophonie bien enracinée en terre manitobaine. Une des plantes forme en effet un ‘F’ pour indiquer qu’il s’agit des francophones. Ensuite, j’ai ajouté les bandes rouge et jaune, pour représenter la rivière Rouge et les champs de blé. Je suis originaire de Saint-Joseph, et tout cela me semblait bien évoquer le rôle de la Rouge dans l’établissement des francophones, et nos ancêtres agriculteurs.” Des trois dessins présentés au public dans le cadre du concours, le jury s’est arrêté sur celui de Cyril Parent. Depuis, le drapeau s’est enraciné dans les coeurs des Franco-Manitobains.

“J’en suis toujours émerveillé,” confie Cyril Parent. “L’ardeur avec laquelle les Franco-Manitobains se sont appropriés du drapeau me touche profondément. Pour les jeunes qui fréquentent les écoles françaises, sa présence va de soi. Ils l’aperçoivent à l’extérieur de l’école, dans les couloirs, sur les bureaux des enseignants et parfois même sur les terrains de jeu. Ça me rend fier, non pas en tant que concepteur, mais tout simplement comme Franco-Manitobain. J’étais tout de même étonné lorsqu’un des enfants d’un proche ami m’a montré son tatouage, qui comprenait plusieurs éléments du drapeau. Il avait choisi d’afficher sa fierté de francophone en permanence, sur sa peau!”

Cyril Parent était également touché lorsque son frère, Normand, longtemps concierge au Collège Louis-Riel, a décidé de l’inviter à la célébration qui avait lieu à l’école lorsqu’il a pris sa retraite.

“Normand était fier d’avoir pu hisser chaque matin le drapeau que son frère avait créé,” explique Cyril Parent.

Il n’est pas seul. En juin 2010, pour souligner le 30e anniversaire du drapeau, la Société franco-manitobaine a organisé À vélo pour mon drapeau, une collecte de fonds qui a permis à un peloton de Franco-Manitobains de pédaler jusqu’à Ottawa. C’est alors que Cyril Parent, qui figurait parmi les cyclistes, a vraiment compris l’ampleur de l’attachement des Franco-Manitobains pour leur drapeau.

“Plusieurs cyclistes, et d’autres encore, m’ont partagé leurs interprétations du drapeau,” expliquet- il. P”lusieurs m’ont partagé des histoires sur le rôle de la famille dans la construction de leur identité franco-manitobaine. Ils m’ont souligné que, bien sûr, les racines sur le drapeau représentent notre passé, c’est-à-dire notre histoire commune. Mais cette histoire comprend les convictions de nos grands-parents, qui avaient le français dans leurs trippes, et celles nos parents, qui ont choisi de nous inscrire à l’école française.

“D’autres m’ont indiqué que les germes de blé sont vivants, et qu’ils représentent la génération présente, verdoyante et en croissance. Ce sont les Franco-Manitobains d’aujourd’hui, et de demain.”

La bande rouge qui représente la rivière Rouge, est, elle aussi, richement polysémique.

“On peut songer au rôle de la rivière dans l’établissement de la francophonie, mais on peut aussi se rappeler que la Rouge est toujours en mouvement,” fait remarquer Cyril Parent. “Elle peut être calme, mais elle peut aussi se déchaîner, comme les forces qui se sont parfois déchainées contre la francophonie.

“Quand la Rouge quitte ses berges, on se mobilise pour défendre nos maisons menacées. Le rouge peut donc représenter notre passion pour la préservation de nos droits, et de nos acquis. Et quand les eaux de la Rouge reculent, elles laissent un sol fertile, dans lequel on peut semer de nouvelles plantes, qui sont nos enfants, et notre avenir.”

 

— de La Liberté pour le Winnipeg Free Press

 

redaction@la-liberte.mb.ca

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Updated on Saturday, March 22, 2014 12:35 PM CDT: Corrects accented characters

Updated on Saturday, March 22, 2014 1:37 PM CDT: Replaces photo

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