Bruno Van Bewer dribble vers les Bisons
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Depuis l’âge de sept ans, la vie de Bruno Van Bewer tourne autour du basketball.
“Ma mère m’a inscrit dans un camp, et je suis tombé en amour avec le sport,” explique-t-il. Capitaine des Olympiens du Collège Jeanne-Sauvé, c’est alors qu’il évoluait au sein de l’équipe manitobaine aux Jeux du Canada l’été dernier qu’il a été approché par l’entraîneur des Bisons.
Il a donc commencé à assister à plusieurs entraînements de la formation de basketball avant que l’offre lui soit confirmée.
Marta Guerrero
Bruno Van Bewer rejoindra l’équipe de basketball des Bisons de l’Université du Manitoba.
“Ils m’ont vu jouer et ils ont vraiment aimé. Après un bout de temps, ils m’ont dit qu’ils aimaient mon style et avaient une place pour moi dans leur équipe. C’est comme ça que ça s’est déroulé.”
Même s’il avait d’autres options d’universités pour ses études, Bruno Van Bewer voulait rester près de sa famille et de son milieu, qui ont joué un rôle important dans son parcours. “C’est quelque chose qui compte beaucoup pour moi, la présence de ma famille. Je suis franco-métis et la communauté c’est vraiment important pour moi. Je me rappelle, quand j’étais jeune, on était une famille très compétitive, et ils me poussaient toujours à devenir une meilleure personne.”
Le basketball lui a également beaucoup apporté. Selon Bruno Van Bewer, c’est ce qui lui donne une structure, ça lui permet d’être organisé, des forces qui l’accompagne dans sa vie personnelle. “Jouer un sport à haut niveau, ça te permet d’apprendre à gérer ton temps. Tu dois savoir c’est quoi tes priorités et je pense que c’est important pour n’importe qui, surtout à l’université.”
À travers les années, Bruno Van Bewer a effectivement mis à rude épreuve son sens des priorités, ce qui vient avec un lot de sacrifices.
“L’école, c’est en premier. Après, c’est le sport, ensuite, la famille. Alors je n’ai pas beaucoup de temps pour faire ce que je veux, mais ça fait partie des sacrifices. Il y a plusieurs fêtes que j’ai manquées pour aller à des pratiques, à des matchs, ça fait partie du jeu.”
Cependant, Bruno Van Bewer a pu compter sur l’appui inconditionnel de ses parents. Que ce soit pour l’accompagner à ses pratiques alors qu’il n’avait pas encore le permis de conduire, tard le soir ou tôt le matin, ou en l’appuyant financièrement pour lui permettre de pratiquer son sport. Il en est reconnaissant.
C’est ce qui lui a permis de garder le cap malgré un rythme de vie assez exigent. À travers des pratiques et des entraînements cinq à six fois par semaine, il doit s’assurer de maintenir une bonne alimentation et un sommeil récupérateur. En plus de cela, il doit redoubler d’efforts à l’école pour ne pas accumuler de retard, une condition indispensable à la pratique de son sport.
“Mes parents m’ont toujours dit c’est étudiant avant athlète. Alors si mes notes n’étaient pas bonnes, je ne pouvais pas aller aux entraînements. Mais c’est quelque chose qui m’a vraiment motivé, ça m’a poussé à mettre l’accent sur mes études, même quand je revenais d’un tournoi, que j’ai manqué plusieurs jours d’école et qu’il y avait beaucoup de rattrapage à faire.”
Pour la suite de ses études, Bruno Van Bewer entamera un cursus en kinésiologie pour poursuivre vers la médecine. Un objectif ambitieux, pour lequel il juge que sa pratique sportive l’a bien préparé.
“Je voulais continuer dans le domaine du sport et de la santé, explique-t-il, c’est aussi un moyen d’aider et d’accompagner la prochaine génération d’athlètes.”
C’est une façon, selon lui, de rendre la pareille, puisqu’il a été soutenu par son milieu tout au long de son parcours. C’est aussi ce qui le pousse à faire du bénévolat dans des camps de basketball durant ses rares moments libres.
“Il y a beaucoup de monde qui m’ont suivi, dit-il en parlant de ses enseignants, ses entraîneurs et sa famille. Ce sont eux qui m’ont aidé à devenir la personne que je suis aujourd’hui. Je suis vraiment reconnaissant de les avoir eus dans ma vie, et ça me pousse à être là pour les autres et à redonner.”
Les prochains mois risquent d’être mouvementés pour ce jeune arrière avec la fin du secondaire qui approche, la transition vers l’Université et son début dans l’équipe des Bisons de l’Université du Manitoba.
— de la Liberté pour le Free Press