Le pari water-polo de Jayden Del Campo

Advertisement

Advertise with us

Le water-polo est arrivé naturellement dans la vie de Jayden Del Campo. Issu d’une famille de sportifs, son père et son grand-père pratiquaient aussi ce sport, une passion qui s’est transmise dans la lignée familiale.

Read this article for free:


or

Already have an account? Log in here »

To continue reading, please subscribe:

Subscribe and receive a limited-edition Free Press branded hat or tote.

Digital Subscription

One year of digital access for only $205*

  • Enjoy unlimited reading on winnipegfreepress.com
  • Read the E-Edition, our digital replica newspaper
  • Access News Break, our award-winning app
  • Play interactive puzzles

*First annual payment billed as $205.00 + GST for one year. This annual subscription will automatically renew at $233.00 + GST every 52 weeks (10% off the regular annual price of $259.35). Offer available to new and qualified returning subscribers only. Cancel any time.

To continue reading, please subscribe:

Add Free Press access to your Brandon Sun subscription for only an additional

$1 for the first 4 weeks*

  • Enjoy unlimited reading on winnipegfreepress.com
  • Read the E-Edition, our digital replica newspaper
  • Access News Break, our award-winning app
  • Play interactive puzzles
Start now

*Your next Brandon Sun subscription payment will increase by $1.00 and you will be charged $17.95 plus GST for four weeks. After four weeks, your payment will increase to $24.95 plus GST every four weeks.

Le water-polo est arrivé naturellement dans la vie de Jayden Del Campo. Issu d’une famille de sportifs, son père et son grand-père pratiquaient aussi ce sport, une passion qui s’est transmise dans la lignée familiale.

“Mon grand-père a joué dans l’équipe nationale de Cuba et mon père jouait aussi. J’avais comme quatre ans quand mes parents m’ont poussé dans l’eau pour que je commence à jouer.”

Bien que les débuts aient été difficiles — il n’aimait pas être dans l’eau et nager avec un ballon était un vrai défi il a fini par tomber en amour avec ce sport. C’est un chemin qu’il a suivi jusqu’au bout, en devenant entraîneur au Club Vortex, et en acceptant une bourse d’admission à l’Université McKendree aux États-Unis, où il a rejoint l’équipe de water-polo.

Marta Guerrero photo
                                Jayden Del Campo représentera le Canada aux Jeux panaméricains de water-polo.

Marta Guerrero photo

Jayden Del Campo représentera le Canada aux Jeux panaméricains de water-polo.

Pourtant, malgré une certaine popularité au sud de la frontière et en Europe, la communauté de water-polo reste très petite au Canada. “C’est une communauté qui est vraiment petite au Manitoba. Un de mes buts, c’est de faire grandir ce sport. Pas seulement au Manitoba, mais partout au pays.”

C’est ce qui l’a poussé à partir à l’étranger pour son université, raconte-t-il: “C’était un grand pas, mais je l’ai fait pour le Manitoba. Je veux qu’un jour il y ait quelqu’un d’ici sur l’équipe nationale. C’est ce que je veux faire, put Manitoba on the map. Oui, c’est difficile, mais pour ce sport, je dois beaucoup voyager si je veux grandir dans le domaine. Mais je veux devenir un développeur, je veux qu’il y ait plus d’opportunités ici.”

Pour ce jeune francophile, les choses vont plutôt bien en ce sens. Suite à des essais, il a été sélectionné pour représenter le Canada aux Jeux panaméricains qui auront lieu au Brésil à partir du 26 septembre. Cependant, malgré sa détermination, ça vient avec des sacrifices importants. “Je vais devoir partir pendant trois semaines au milieu de ma saison, je vais manquer des matchs importants avec mon Université.” Il y jouera contre les États-Unis, le Brésil et bien d’autres pays participants. Cette opportunité vient également avec un défi financier important, ce qui complique davantage sa participation. “C’est une équipe nationale, mais Waterpolo Canada veut qu’on paye à 99 pour cent. C’est 10 000 $, je ne peux pas faire ça seul.”

Pour ramasser cette somme, Jayden Del Campo tente de se trouver des commanditaires, ce qui n’est pas facile. Il s’est finalement tourné vers sa communauté pour atteindre son objectif. “J’ai commencé un GoFundMe et j’ai écrit beaucoup de courriels. Maintenant, je suis rendu à 76 pour cent du financement. Je suis vraiment, vraiment, vraiment content de toute l’aide et du support que j’ai reçu de ma communauté, de ma famille, de mes amis. C’est vraiment grand pour moi, ça veut dire beaucoup.”

C’est tout le milieu du water-polo qui est derrière lui. Il a reçu des dons de la part de beaucoup de familles et des parents de jeunes qu’il a entraînés au club Vortex. Jayden Del Campo sera la seule personne du Manitoba à représenter le Canada pendant cette compétition.

“C’est mon plus grand accomplissement, affirme-t-il, “c’est un objectif que je poursuivais pendant les trois dernières années. C’est un grand honneur d’y être arrivé.”

Le parcours familial de Jayden Del Campo, ayant toujours ses grands-parents sur l’île de Cuba, le rend d’autant plus reconnaissant des opportunités qu’il a eues. “Il y a beaucoup de personnes dans le monde qui n’ont pas les mêmes occasions que j’ai eues, ils n’ont pas l’option de pratiquer un sport, de faire quelque chose qu’ils aiment. C’est quelque chose que je ne veux pas perdre.”

Si son père l’a suivi de près dans son parcours sportif, Jayden Del Campo tient également à souligner les efforts de sa mère, qui sont demeurés dans l’ombre. “Je n’y serais pas arrivé sans l’aide de ma mère. Elle a mis beaucoup d’efforts pour chercher des sponsors. Elle a toujours beaucoup travaillé pour aider notre famille. Lorsqu’elle a vu mon ambition pour le water-polo au Manitoba, elle s’est vraiment intéressée à mes objectifs et elle m’a toujours aidé. J’apprécie vraiment tout ce qu’elle fait pour moi.”

En parallèle, Jayden Del Campo assure également un autre rôle au cœur du water-polo manitobain. Il sera co-entraîneur des deux équipes de U15 qui représenteront la province au tournoi pancanadien qui aura lieu à la fin juin à Montréal. Ce sera la première fois depuis de nombreuses années que le Manitoba prend part à une telle compétition.

“C’est un grand succès pour nous,” affirme-t-il, “d’être les premiers à représenter le Manitoba dans le water-polo canadien.” Cependant, il est bien conscient du défi devant lui. “Ça fait au moins dix ans que le Manitoba n’est pas allé à ce genre de tournoi. Ces jeunes n’ont jamais joué dans une telle compétition. Ça va être un vrai défi. Pendant longtemps, personne ne regardait le Manitoba pour le water-polo. Je veux surprendre les autres équipes et montrer qu’on est là.”

Pour celui qui a l’habitude d’être dans l’eau, ce sera différent d’encadrer ces nouvelles équipes. Pour les prochaines semaines, il va participer à diriger l’entraînement et la préparation de l’équipe manitobaine.

“C’est plus stressant que de jouer,” affirme-t-il, “parce que dans l’eau, j’ai un peu plus de contrôle. Si les jeunes ne suivent pas mes directives, je ne peux rien faire.” Ce qu’il préfère lorsqu’il met de côté son maillot de bain pour entraîner, c’est que ça lui permet de transmettre sa passion.

“Je tiens vraiment à faire grandir ce sport ici. Je sais que ces jeunes pourraient atteindre des grands niveaux. Tout le monde peut se rendre loin s’ils travaillent fort. Je suis là pour les guider et les aider, je veux qu’ils deviennent meilleurs. C’est ça mon but pour cet été,” ajoute-t-il.

— de la Liberté pour le Free Press

Report Error Submit a Tip

Le fil des Francophiles

LOAD LE FIL DES FRANCOPHILES ARTICLES