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By Daniel Bahuaud
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Saturday, Jan. 18, 2014
A FAMILY Journey, le nouveau livre signé Sherry Dangerfield, raconte le périple d’une famille se rendant à pied au Lower Fort Garry en 1845.
Bien que fictif, ses personnages connaissent les défis réels que les Manitobains d’autrefois devaient relever lorsqu’ils voyageaient d’une communauté de la rivière Rouge à une autre. Et, pour ajouter une saveur encore plus authentique au livre, ses producteurs, Corridor Rivière Rouge, ont choisi de le faire traduire en français, en ojibway et, en michif. (1) “Lorsqu’on m’a demandé de traduire A Family Journey, j’étais profondément touché,” déclare Jules Chartrand. “Je n’avais jamais auparavant traduit un livre, mais l’exercice s’est avéré fort intéressant. Et c’était une façon de faire valoir ma langue maternelle, qui est toujours une langue vivante. Le michif est parlé en région, dans mon village natal de Saint-Laurent, ainsi qu’à Saint-Ambroise, à Saint-Eustache et à Russell, sans parler de Winnipeg où habitent un grand nombre d’anciens résidants de ces communautés. Il est aussi parlé dans l’Ouest canadien.”
Or, comme le rappelle Jules Chartrand, le michif passe souvent inaperçu. D’une part, parce que les Métis, après la création du Manitoba, en 1870, et encore davantage après la pendaison de Louis Riel, en 1885, ont été dévalorisés comme peuple.
“Le michif originel, ou michif mère, était parlé par les Métis de la rivière Rouge avant l’arrivée des Canadiens-Français venus du Québec et la Nouvelle-Angleterre,” relate Jules Chartrand. “Quand les francophones sont devenus majoritaires dans les villages métis, ils ont cherché à assimiler les Métis.”
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