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André Marchildon : son dynamisme au service de l’aérodynamique

Amélie DAVID de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Saturday, Jun. 29, 2019

ANDRÉ Marchildon, un Franco-Manitobain de 25 ans, n’a plus beaucoup de temps pour lui-même. En ce vendredi de la mi-juin, ce Winnipégois rentre à peine de sa journée de travail qu’il doit déjà se préparer pour son prochain voyage au Texas. Dans ses valises, l’étudiant en ingénierie aérospatiale à l’Université de Toronto emporte une présentation de ses recherches.

Il vient de remporter la bourse Vanier pour ses recherches dans le domaine de l’aérospatiale. Ce prix prestigieux récompense chaque année une centaine d’élèves à travers le Canada pour leurs recherches dans les domaines des sciences humaines, des sciences naturelles, du génie ou encore de la santé, mais aussi leur implication sociale.

André Marchildon : “Cette bourse est une chance, car ça me permet d’aller à plus de conférences et de pouvoir présenter ma recherche à beaucoup plus de monde, comme c’est le cas avec cette conférence au Texas.” Il porte ainsi les couleurs de sa communauté au-delà des frontières du Manitoba.

Actuellement en maîtrise, l’étudiant cherche à rendre les algorithmes utilisés pour calculer le mouvement de l’air autour des avions plus efficaces.

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Pas facile, le baseball au féminin

Manella VILA NOVA de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Aug. 4, 2018

Quand elle était enfant, Sophie Bissonnette n’avait pas d’intérêt évident pour un sport particulier. Ses parents ont donc décidé de l’inscrire au baseball, la passion de son père, Marc Bissonnette. Devenue elle-même amoureuse du sport, elle a joué pendant 15 ans dans des équipes masculines, puis féminines.

À ses débuts, le baseball était surtout l’occasion pour Sophie Bissonnette de passer du temps avec son père. “Il m’a toujours entraînée, et ça me plaisait beaucoup d’avoir ces moments avec lui. Dans ma première équipe, il y avait six filles et un garçon. Au fil des années, il y a eu de moins en moins de joueuses, jusqu’à ce que je sois la seule de mon équipe.”

Une situation qui a quelque peu préoccupé ses parents. “Ma mère était inquiète que je ne sois qu’avec des garçons. Mes parents m’ont proposé de passer au softball, pour être avec d’autres filles. Mais pour moi, c’est un sport complètement différent, et je ne voulais pas arrêter le baseball.”

Sophie n’a senti une différence que quand elle a commencé à jouer à haut niveau. “L’entraîneur me traitait comme les autres joueurs. Mais je n’étais pas la meilleure, et je sentais que je devais travailler plus fort, parce qu’il y avait des préjugés. Quand il y a 12 garçons et une fille sur le terrain, on remarque la fille et on prête plus attention à ce qu’elle fait. Mais j’avais ma place dans l’équipe, et j’étais prête à tout pour y rester.”

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L’avenir de l’Arctique au cœur de Breaking Ice

Morgane Lemée de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Apr. 7, 2018

Breaking Ice, c’est un aperçu de la vie sur un brise-glace de recherche, au beau milieu de l’Arctique. À travers son premier long-métrage documentaire, Christopher Paetkau transmet un message sur des enjeux environnementaux cruciaux pour le Canada et le monde entier. Entre frissons et passion.

Christopher Paetkau, Trevor Gill et Carlyle Paetkau ont fondé la maison de production manitobaine Build Films en 2013. Après plusieurs documentaires et publicités, Breaking Ice est leur plus grand projet. Il vise d’ailleurs à répondre au point central de leur mission: les enjeux de l’Arctique.

“Nous travaillons beaucoup dans l’Arctique, surtout sur des aires marines protégées. Au début, c’était une question de curiosité. Puis, ça nous a vraiment pris aux tripes. Une fois là, on réalise à quel point ces paysages sont complexes et fascinants. Pour nous, l’émotion n’est pas d’avoir une caméra entre les mains. Elle vient d’être capable de transmettre un message.

“Quand vous sentez le sol littéralement fondre sous vos pieds et que vous savez que des gens vivent ici, il y a vraiment de quoi se poser des questions. À mon avis, l’Arctique est d’une actualité brûlante. Il y a tant de choses à entreprendre.”

Screen capture of a Canadian military recruitment ad on Breitbart.com. The military has taken the recruitment ad that appeared on Breitbart, in violation of Ottawa's advertising rules.

‘Mistake’ leads to Canadian Forces ad on far-right website

Dylan Robertson  5 minute read Preview

‘Mistake’ leads to Canadian Forces ad on far-right website

Dylan Robertson  5 minute read Tuesday, Mar. 6, 2018

OTTAWA — The Canadian Forces have been running a recruitment ad on the American website Breitbart — a digital force in far-right politics that’s among U.S. President Donald Trump’s staunchest allies and one of Canada’s biggest critics.

The military indirectly paid Breitbart, in violation of Ottawa’s advertising rules, but has since pulled its ad off the site.

The ad popped up several times across Breitbart. In one case, it appeared in an article about a Italian mosque, weighing into that country’s Sunday election, which was accompanied by an October 2016 photo showing scores of Muslims praying next to the Colosseum in Rome.

The military took down the ad after the Free Press asked how it was spending taxpayer’s money. But the fact it appeared on a far-right website speaks to the unpredictable nature of online advertising, with Ottawa using a system that provides no idea of exactly where its ads will appear.

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Tuesday, Mar. 6, 2018
Daniel Bahuaud photo
‘Toute la francophonie nord-américaine est liée’: Le bédéiste québécois Jocelyn Jalette a rendu hommage à Louis Riel en visitant, le 8 novembre dernier, la tombe du Père du Manitoba. Riel a été pendu le 16 novembre 1885.
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Riel, le lien entre les francos d’Amérique

Daniel Bahuaud de La Liberté pour le Winnipeg Free Press  4 minute read Preview
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Riel, le lien entre les francos d’Amérique

Daniel Bahuaud de La Liberté pour le Winnipeg Free Press  4 minute read Saturday, Nov. 18, 2017

Pour Jocelyn Jalette, bédéiste de Joliette, au Québec, pas besoin d’être métis, ou manitobain, ou encore francophone en milieu minoritaire pour apprécier le combat, le triomphe et la tragédie de Louis Riel. Et voici pourquoi.

Dans La République assassinée des Métis, la bande dessinée de Jocelyn Jalette qui vient tout juste d’être publiée aux Éditions du Phoenix (www.editionsduphoenix.com), des personnages fictifs côtoient Louis Riel et Gabriel Dumont, mais aussi les politiciens Louis-Hippolyte Lafontaine, Louis-Joseph Papineau et Honoré Mercier.

Une palette de personnages pour mieux placer la résistance des Métis dans un contexte francophone plus large, comme le souligne l’auteur de 47 ans :

“Les liens sont étroits entre la résistance des Métis, Louis Riel et les francophones du Québec. Surtout quand on se rappelle que la lutte pour assurer un statut d’égalité entre le français, l’anglais, et les cultures francophone et anglophone, c’est l’affaire de tous les francophones.”

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Saturday, Nov. 18, 2017
À 25 et 28 ans, Grégoire Stevenard (à gauche) et Gaël Winandy se lancent à la conquête de la bistronomie winnipégoise avec leur concept de bar à tapas authentique.
‘J’avais envie d’une expérience internationale, et je m’étais fait des amis ici. Je savais que c’était une ville pleine d’opportunités,’ précise Gaël.
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Cordova: petits plats pour grands moments

Barbara Gorrand de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 5 minute read Preview
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Cordova: petits plats pour grands moments

Barbara Gorrand de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 5 minute read Saturday, Sep. 2, 2017

 

Ouvert au début de l’été par Grégoire Stevenard et Gaël Winandy, le bar tapas de la rue Albert a déjà conquis une clientèle d’habitués séduits par cette bodega qui fleure bon l’authentique. Un succès qui ne doit rien au hasard, mais bien à la réflexion menée depuis deux ans par ces amis qui se sont rencontrés sur les bancs de l’Université de Saint-Boniface.

“Et si on ouvrait notre propre bar?” Qui n’a jamais lancé cette phrase, emporté par la grisante euphorie d’une soirée étudiante, lorsque les petits bonheurs de la vie se comptent au nombre d’amis rassemblés autour de quelques verres et de petits plats en équilibre sur la table du salon?

Grégoire et Gaël sont en passe de donner vie à ce vieux rêve qui, bien souvent, ne survit jamais aux lendemains difficiles. Une concrétisation qui leur a demandé tout de même deux années de préparation intensive, de recherches, et un plan d’affaires solide.

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Saturday, Sep. 2, 2017
Peut-on se fier au narrateur?
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Peut-on se fier au narrateur?

Daniel Bahuaud de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Preview
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Peut-on se fier au narrateur?

Daniel Bahuaud de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Saturday, Jun. 24, 2017

En l’espace d’un an, Max et son père déménagent cinq fois. Le père change non seulement de ville et d’emploi, mais de prénom et de nom de famille! Un mystère qui est au cœur de Max Lastname, le premier roman publié par Thea Wortley, auteure de 16 ans.

Pour Thea Wortley, l’auteure du roman pour ados et jeunes adultes Max Lastname écrire, c’est avant tout “jouer avec les points de vue.”

“Quand j’ai lu Les portes tournantes de l’auteur québécois Jacques Savoie, j’étais fascinée par le personnage d’Antoine Blaudelle. C’est un des deux narrateurs du roman, un naïf en qui il ne faut pas mettre toute sa confiance. Au bout de quelques pages, comme lectrice, je commençais à me demander si ce qu’il disait collait vraiment à la vérité,” Thea dit.

D’où l’idée de créer Max, un garçon de 10 ans.

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Saturday, Jun. 24, 2017
Gavin Boutroy Photo
Della Mansoff, le chef Vincent Tacan, Leona Noel et Toni Pashe examinent la maquette de Gabriel Stacey-Chartrand.
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‘Cette terre n’a fait aucun mal’

Gavin Boutroy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 5 minute read Preview
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‘Cette terre n’a fait aucun mal’

Gavin Boutroy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 5 minute read Saturday, May. 13, 2017

Le 3 mai, une caravane d’étudiants en architecture paysagiste de l’Université du Manitoba a été accueillie devant le bâtiment d’autogouvernement de la Nation Dakota de Sioux Valley. Ils ont présenté à un comité du conseil de bande leurs plans pour l’aménagement d’un centre de guérison sur les lieux de l’École industrielle indienne de Brandon.

L’École industrielle indienne de Brandon était un pensionnat autochtone où, de 1895 à 1972, des enfants autochtones étaient éduqués par divers ordres religieux selon la politique d’assimilation du gouvernement canadien. Le chef de la Nation Dakota de Sioux Valley, Vincent Tacan, indique qu’il y a grand nombre de survivants de l’ancien pensionnat dans sa Nation.

“Nous avons besoin de guérir. Nous sentons les effets intergénérationnels des pensionnats autochtones. Essayer d’aller de l’avant avant de guérir serait inutile.”

Le Sud-ouest du Manitoba n’a aucun centre de guérison avec un environnement approprié aux cultures autochtones. Le chef Tacan note que les membres de sa Nation en besoin de traitement doivent se rendre à Regina, ou encore en Alberta.

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Saturday, May. 13, 2017
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Bernice Parent, maître-bénévole en action

Manella Vila Nova 4 minute read Saturday, Apr. 29, 2017

Bernice Parent a le bénévolat dans le sang. Dès l’école secondaire, elle s’est impliquée dans tous les projets possibles. Rapidement, elle a réalisé qu’une fois engagée, il lui serait impossible de s’arrêter. Ainsi, lorsque s’est présentée l’occasion d’être bénévole et d’en former pour les Jeux du Canada, elle n’a pas hésité une seconde.

L’engagement de Parent en faveur des Jeux du Canada organisés au Manitoba est sa manière de redonner à la communauté. “Je suis capable de le faire, et ça me fait plaisir. C’est une belle opportunité de donner un coup de main là où on peut. C’est important d’aider quand il y a un évènement dans notre ville.”

Durant ses 25 ans de travail dans le domaine corporatif, Parent a eu maintes fois l’occasion de donner des sessions de formation aux dirigeants. Depuis qu’elle a pris sa retraite en 2014, elle a commencé à proposer des cours de yoga et de pleine conscience. “J’ai animé beaucoup de formations dans ma vie, dans ma carrière. Il y a 10 ans, j’ai reçu la certification nécessaire pour enseigner le yoga. Mais j’avais besoin d’ajouter une dimension complémentaire à mon enseignement. Alors je me suis intéressée à la méthode de pleine conscience.”

La pleine conscience, la bénévole la définit comme “l’idée de vivre dans le moment présent, de porter attention à la vie de tous les jours et à ce qu’elle nous offre, sans jugement de valeur. Beaucoup de gens souffrent physiquement ou mentalement dans la vie. La pleine conscience peut vraiment faire une différence.”

‘Mes origines sont tatouées sur ma peau’
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‘Mes origines sont tatouées sur ma peau’

Elisabeth Vetter de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 5 minute read Preview
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‘Mes origines sont tatouées sur ma peau’

Elisabeth Vetter de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 5 minute read Saturday, Apr. 15, 2017

Il a réchappé au spleen des venus “d’ailleurs.” Ces autres, qui sans trop savoir pourquoi, jamais ne se sentent apaisés. De cette douleur de déraciné, André Bila en a fait un livre. Ne le dites pas aux Africains retrace son parcours jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à la guérison.

En quittant la République démocratique du Congo, il était aux étoiles. Comme on peut l’être à 17 ans, la tête pleine de rêves et d’espoirs à profusion. En 1996, Bila déménage au Canada avec sa mère, sa sœur et ses deux frères. “Les raisons qui nous ont fait partir à l’époque sont les mêmes pour lesquelles on quitte encore l’Afrique aujourd’hui. L’instabilité, la précarité sociale surtout,” résume-t-il.

Depuis, le Zaïre de Mobutu n’est plus. Et pourtant la jeunesse subsaharienne songe toujours à un ailleurs, biberonnée aux séries U.S., aux Romney Studios et aux magazines sur papier glacé. La famille se pose ainsi à Montréal. “On y parlait français: le choix s’est présenté naturellement.” Vite, la flamme qui l’avait fait s’éloigner de son pays vivote. Pour brusquement s’éteindre. “Tout ce dont j’avais rêvé n’était pas faux. Seulement erroné.”

Sans l’admettre réellement, le jeune homme survit. Sans finir ses études de cinéma, il s’improvise aide-maçon. Sa première emploi. Avec les années, il plaisante: “Ça a duré trois jours! J’ai très vite été démasqué.”

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Saturday, Apr. 15, 2017
Marc Lavoie photo
La jeune Minyaka et Marc Lavoie, au march�� de Kaboul, la capitale de l�Afghanistan, en 2005.
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Les souvenirs d’un vétéran de Bosnie et d’Afghanistan

Par Daniel Bahuaud 4 minute read Preview
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Les souvenirs d’un vétéran de Bosnie et d’Afghanistan

Par Daniel Bahuaud 4 minute read Saturday, Nov. 14, 2015

On n'a jamais tiré sur Marc Lavoie. Ni en Bosnie, ni en Afghanistan. Mais l'adjudant-maître du 38e Groupe-brigade du Canada connaît intimement les zones sinistrées par la guerre.

Lorsque Lavoie est arrivé en Bosnie, en 1997, la période de violence armée dans l'ancienne Yougoslavie était révolue. Le natif de Kapuskasing, aujourd'hui adjudant-maître chargé du maintien de l'équipement du 38e Groupe-brigade du Canada, se souvient "bien clairement" des ravages de la guerre.

"Les forces canadiennes faisaient alors partie de la mission de l'OTAN, chargée de stabiliser les zones sinistrées en Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine et au Kosovo. J'étais stationné la base canadienne de Drvar, en Bosnie, pour mes deux tours de mission. "J'assumais le maintien des véhicules, des génératrices d'électricité et d'autres équipements militaires. Parfois, il fallait quitter la base pour remorquer des véhicules qui avait été touchés par des mines.

"Le grand défi c'était de stabiliser la région. On était l pour aider les habitants du pays se remettre sur pied. Des villages entiers avaient été dévastés par la guerre. Dans bien des endroits, les gens vivaient comme au 19e siècle. On chargeait nos camions de bois pour le chauffage, sans parler d'eau potable.

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Saturday, Nov. 14, 2015
Daniel Bahuaud photo
Aim��e  Craft
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Histoire et culture autochtone

By Daniel Bahuaud 3 minute read Preview
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Histoire et culture autochtone

By Daniel Bahuaud 3 minute read Saturday, Aug. 8, 2015

Professeure de droit l'Université du Manitoba, experte en droit autochtone, Aimée Craft est désormais directrice de la recherche pour le nouveau Centre national de vérité et de réconciliation, le premier au Canada.

Le Centre est situé sur le campus de l'Université du Manitoba, et recevra toutes les archives de la Commission de vérité et de réconciliation (CVR) ainsi que les archives du Canada sur les pensionnats indiens.

´Mon r¥le sera d'encourager et d'appuyer la recherche sur les pensionnats indiens. Cette recherche sera, bien sªr, entamée par des chercheurs universitaires. Mais aussi par les communautés autochtones et même les individus. Ce travail se fera dans l'esprit de la CVR, qui est d'accueillir la vérité des faits, mais aussi d'encourager la réconciliation. Encourager la réconciliation, ce ne sera pas une facette secondaire des travaux du Centre national de vérité et de réconciliation. C'est un élément essentiel. La seule vérité ne conduit pas toujours ou forcément la réconciliation. D'autres efforts sont requis.ª

Entre autres des activités et exercices de réconciliation que les communautés autochtones partout au Canada pourront entreprendre.

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Saturday, Aug. 8, 2015
Monique LaCoste
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Le Fil des francophiles – Monique LaCoste

Camille Harper-Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Preview
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Le Fil des francophiles – Monique LaCoste

Camille Harper-Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Jan. 19, 2013

LA voix de la Franco-Manitobaine Monique LaCoste est l’une des plus connues au Manitoba, et même en Amérique du Nord, sans pour autant que les gens le réalisent. Depuis 25 ans en effet, en plus de son emploi, Monique LaCoste travaille comme voix-off sur de nombreux projets corporatifs et communautaires.

“Ma voix est dans des musées partout au Canada, en anglais et en français,” racontet- elle. “C’est aussi moi qui ai enregistré la narration des films au Planétarium du Manitoba, en anglais. De plus, j’enregistre beaucoup de systèmes téléphoniques pour des entreprises et des organismes partout en Amérique du Nord, notamment en français aux États-Unis pour leurs clients québécois.”

Quand elle était annonceure à Radio-Canada, de 1988 à 2006, Monique LaCoste a commencé à recevoir et accepter des contrats d’enregistrement de voix-off pour des textes en français.

“Je prends plaisir à bien lire des textes dès la première prise,” confie Monique LaCoste. “J’ai toujours eu de la facilité avec la lecture à haute voix et j’ai toujours adoré ça. J’aime le défi d’explorer divers registres de voix selon le produit. On ne lit pas une annonce commerciale comme un documentaire ou comme un texte pour enfants.

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Saturday, Jan. 19, 2013
CAMILLE HARPER-SÉGUY 
Gérald Heckman (à gauche) a développé le premier cours de droits linguistiques en français au Manitoba et dans l’Ouest canadien. Il sera coordonné par Raymond Hébert (à gauche).
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Cours droits linguistiques Les droits linguistiques en français

Camille Harper-Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Preview
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Cours droits linguistiques Les droits linguistiques en français

Camille Harper-Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Jan. 12, 2013

ÉTUDIER le droit en français au Manitoba devient possible. Après avoir lancé un cours de français juridique en janvier 2011 pour les étudiants de 2e et 3e années, puis un cours de rédaction et recherche juridique en français pour ceux de 1e année en septembre 2012, la Faculté de droit de l’Université du Manitoba lancera le 9 janvier prochain un second cours de 2e et 3e années en français, sur les droits linguistiques.

Ce cours est le premier donné en français au sujet des droits linguistiques à l’Université du Manitoba, mais aussi dans l’ensemble de l’Ouest canadien.

“On est la seule Faculté de droit au Manitoba, donc c’est notre devoir de former des étudiants capables de représenter des clients en français,” affirme le professeur agrégé de droit à l’Université du Manitoba, Gérald Heckman, qui a mis sur pied le cours de droits linguistiques en français. “On a de plus en plus d’étudiants francophones ou issus de l’immersion qui veulent développer leur français.”

D’ailleurs, le professeur émérite à l’Université de Saint-Boniface (USB), Raymond Hébert, qui coordonnera le cours de droits linguistiques, souligne que “l’Association des juristes d’expression française du Manitoba (AJEFM) compte désormais plus de 150 membres, un chiffre qui a beaucoup augmenté depuis les derniers dix ans. Ça montre bien une augmentation des juristes qui veulent pratiquer en français.”

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Saturday, Jan. 12, 2013
JOE BRYKSA / WINNIPEG FREE PRESS
Wab Kinew, premier directeur de l’inclusion autochtone au sein de l’Université de Winnipeg.
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Nommé directeur

By Angelika Zapszalka de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Preview
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Nommé directeur

By Angelika Zapszalka de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Dec. 8, 2012

BIEN connu à Winnipeg pour ses activités de rappeur et aussi de producteuranimateur à CBC Radio, Wab Kinew occupe désormais le poste de directeur de l’inclusion autochtone à l’Université de Winnipeg.

En octobre dernier, l’Université de Winnipeg a en effet décidé de créer cette nouvelle fonction à l’attention de l’Ojibwé francophile qui, depuis le début de l’année 2012, offre un programme d’immersion en langue ojibwé aux jeunes autochtones au centre d’apprentissage Wii Chiiwaakanak de l’Université de Winnipeg.

“Je travaillais bénévolement depuis plusieurs mois pour l’Université,” explique Wab Kinew. “Et puis, l’été dernier, les responsables de l’institution sont venus à moi pour me demander quel nouveau projet mériterait d’être mis en place au profit des communautés autochtones. C’est dans ce cadre qu’est née l’idée d’un nouveau programme universitaire à leur attention.”

Le programme académique tel qu’il a été imaginé par Wab Kinew a pour objectif d’encourager les jeunes autochtones à suivre des études dans le domaine économique afin de comprendre le monde des affaires et s’y faire une place.

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Saturday, Dec. 8, 2012
William Sineux de La Liberté
Le coordinateur du recrutement et de l'apprentissage chez Warm Up Winnipeg (B.U.I.L.D), Jean-Luc Beaudry.
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Remettre le pied à l’étrier

William Sineux / Le fil des francophiles Winnipeg Free Press 4 minute read Preview
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Remettre le pied à l’étrier

William Sineux / Le fil des francophiles Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Jun. 9, 2012

L’INTÉGRATION sociale par le travail n’est pas encore devenue un rêve utopique.

L’entreprise à laquelle appartient le francophone Jean Luc Beaudry, Warm Up Winnipeg (B.U.I.L.D) est là pour le démontrer. En effet, cette entreprise d’une cinquantaine d’employés rénove les maisons de la région pour réduire leurs dépenses énergétiques. Mais l’originalité de cette entreprise demeure aussi dans son recrutement.

Un programme d’intégration sociale “Nous recrutons en priorité les personnes qui ont besoin d’un travail pour se réintégrer socialement,” déclare le co-ordonnateur du recrutement et de l’apprentissage, Jean-Luc Beaudry. “Des autochtones en majorité, des réfugiés, des immigrés ou encore des personnes qui sortent de prison ou qui ont eu des problèmes avec la justice les empêchant de retrouver un travail. Il existe encore beaucoup de discrimination dans le milieu du travail et toutes ces personnes ont un mal fou à se réintégrer. Nous voulons donc les aider à mettre le pied à l’étrier. Car sans emploi, il est pratiquement impossible de se réintégrer et pour gagner sa vie beaucoup sont alors obligés d’entrer dans l’illégalité des marchés noirs.”

L’entreprise recrute ainsi les personnes qui ont un passif pouvant faire obstacle à leur recherche d’emploi. C’est pourquoi les employés doivent suivre dans un premier temps un programme de formation et d’apprentissage en charpenterie et en plomberie. Puis, la durée normale de travail doit être de six mois pour assurer un certain renouvellement des effectifs et donner sa chance au plus grand nombre.

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Saturday, Jun. 9, 2012
CAMILLE SÉGUY / LA LIBERTÉ
Della Vincent Clark est une des rares femmes non-autochtones à maîtriser l’art de la maroquinerie des Premières Nations.
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En hommage à sa mère

Camille Seguy / De la liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Preview
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En hommage à sa mère

Camille Seguy / De la liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Saturday, May. 19, 2012

ORIGINAIRE de Saint-Georges, Della Vincent Clark a commencé à coudre à 11 ans.

“J’ai appris de ma mère, Florette Vincent,” racontet- elle. “Elle fabriquait des mitaines.

Elle a tenu le magasin Flo’s Leather Crafts, qu’elle avait créé, pendant 30 ans avant de prendre sa retraite il y a plus de 15 ans. Je l’aidais beaucoup au magasin.”

Florette Vincent a transmis à sa fille sa passion de la maroquinerie, mais ce n’est qu’après son décès, fin 2011, que Della Vincent Clark a décidé de reprendre en main Flo’s Leather Crafts.

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Saturday, May. 19, 2012
WILLIAM SINEUX DE LA LIBERTÉ
Gabriel réalise son premier long métrage professionnel, Héliosols.
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Silence, ça tourne!

William Sineux de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Preview
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Silence, ça tourne!

William Sineux de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, May. 12, 2012

C’EST l’heure des grandes premières pour Gabriel Tougas.

À 21 ans, il signe la réalisation de son premier long métrage, Héliosols, qui n’est autre que le premier long métrage de fiction francophone réalisé au sein d’une communauté minoritaire de l’Ouest.

“Avec mon premier film je veux raconter une histoire fictive en français sans parler du français,” explique le scénariste et réalisateur du film, Gabriel Tougas. “Tous les films ou documentaires qui ont été faits jusqu’à présent par des Franco-Manitobains traitent de la francophonie, de notre communauté, de notre langue, culture ou histoire. Je pense que plutôt que d’expliquer qui sont les Franco-Manitobains, il est temps de prendre la francophonie comme naturelle, d’en être fier et de faire un film qui inscrit une histoire fictive dans notre contexte francophone mais sans en parler,” déclare-t-il.

Dès l’âge de 18 ans, Tougas a fait ses premiers pas dans la réalisation audio-visuelle, en signant de nombreuses réalisations avec Les Productions Rivard, notamment des documentaires. Mais pour la première fois, il va réaliser son rêve de mettre sur pied une fiction.

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Saturday, May. 12, 2012
CAMILLE SÉGUY / LA LIBERTE
Isaac Girardin est devenu le spécialiste des bâtons de jonglage au Manitoba.
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Spécialiste des bâtons

Camille Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Preview
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Spécialiste des bâtons

Camille Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Saturday, Apr. 21, 2012

LA passion d’Isaac Girardin pour les bâtons de jonglage, ou Jest Stix, remonte à son enfance.

“La première fois que j’ai eu des bâtons de jonglage, j’avais sept ans,” se souvient le jeune fabricant de Jest Stix de 24 ans. “C’était mon anniversaire et c’était très populaire à ce moment-là, alors on m’en avait achetés.

À Churchill où il habitait, personne d’autre n’en avait. Il a appris seul à faire quelques figures, mais ses bâtons ont finalement été détruits et il les a oubliés.

Ce n’est qu’à 18 ans qu’Isaac Girardin a remanié des bâtons de jonglage.

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Saturday, Apr. 21, 2012
DANIEL BAHUAUD / LA LIBERTE
Philippe Richer est devenu avocat en droit criminel à l’âge de 40 ans après avoir repris ses études en plein divorce et avec trois enfants à charge.
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Changer de cap

Le fil des Francophiles / Daniel Bahuaud de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Preview
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Changer de cap

Le fil des Francophiles / Daniel Bahuaud de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Saturday, Mar. 24, 2012

“AU lieu de m’acheter une Porsche, je suis retourné aux études,” lance Philippe Richer, avec humour.

Aujourd’hui avocat spécialisé dans le droit criminel à Winnipeg, le Montréalais d’origine peut en rire, mais en 2005, à l’âge de 37 ans, Philippe Richer était dans le creux de la vague, ne sachant pas ce qu’il allait faire de sa vie. “Mon mariage se terminait et mon boulot de vendeur d’équipement de manutention industrielle m’ennuyait à mourir,” racontet- il. “La séparation était difficile. Tous mes plans étaient tombés à l’eau. C’était le remous total.”

C’est alors qu’un ami lui suggéra de se recycler, en retournant aux études.

“Au départ, je résistais,” admetil. “Je me disais que j’avais une hypothèque et trois enfants. Mais je suis allé frapper à la porte du bureau d’Aide aux étudiants du Manitoba.

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Saturday, Mar. 24, 2012
CAMILLE SÉGUY / LA LIBERTE
Joanne Gobeil dans sa cuisine de Fried Green Tomatoes.
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La passion de bien manger

Camille Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Preview
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La passion de bien manger

Camille Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Mar. 17, 2012

QUAND elle était jeune, la Franco-Manitobaine aujourd’hui âgée de 38 ans et mère de trois enfants, Joanne Gobeil, ne cuisinait pas. Mais quand à 21 ans, son père a clamé qu’elle ne saurait pas même faire bouillir de l’eau, elle a relevé le défi.

“J’ai fait à souper à mon père la semaine suivante pour la première fois,” se souvientelle, “et il a aimé donc il est revenu manger chez nous de plus en plus souvent. Ça s’est avéré naturel pour moi de savoir cuisiner. J’ai alors reçu de plus en plus de monde à manger, jusqu’à créer ma propre entreprise de traiteur en 2010, Fried Green Tomatoes.”

Joanne Gobeil se dit artiste de la cuisine.

“Comme l’artiste qui voit une image en regardant un canevas blanc, moi je vois une recette en regardant dans mon frigo,” confiet- elle. “Juste en voyant des aliments ou en lisant une recette, je suis capable de la goûter dans ma tête et d’y ajouter une sauce ou des ingrédients qui iraient bien avec. J’aime essayer de nouvelles choses.”

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Saturday, Mar. 17, 2012
Camille S��guy
Miguel Vielfaure emploie 20 m��res c��libataires d�Am��rique du Sud pour confectionner les produits Etchiboy.
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Du Pérou au Manitoba

By Camille Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Preview
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Du Pérou au Manitoba

By Camille Séguy de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 3 minute read Saturday, Feb. 25, 2012

Quand le Métis de La Broquerie, Miguel Vielfaure, s'est rendu au Pérou en mai 2006, il n'avait alors pas l'intention de se lancer dans le commerce équitable. C'est pourtant ce qu'il a développé en créant Etchiboy, début 2007.

"Quand je suis allé au Pérou, j'ai trouvé sur un marché des ceintures faites sur un métier tisser très semblables aux ceintures fléchées métisses," raconte Miguel Vielfaure. "Ä mon retour au Canada, la Fédération des Métis du Manitoba m'en a commandées 26.

"J'ai donc contacté une amie Lima, qui m'a mis en contact avec l'Association des mères célibataires El Telar, proche de Cuzco, pour la fabrication des ceintures," poursuit-il. "En les rencontrant, par le biais d'Internet, j'ai décidé de me lancer dans le commerce équitable et de créer Etchiboy."

El Telar rassemble 20 mères célibataires, veuves ou abandonnées, dans les communautés rurales de Cuzco. Elles ont accès sept métiers tisser pour fabriquer les commandes provenant 80 % de Miguel Vielfaure et 20 pourcentage du marché local.

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Saturday, Feb. 25, 2012
Cindy Titus / La Liberté
Janelle Wookey, fondatrice du blogue Canada Street Style.
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Ä la mode winnipégoise

By Jocelyne Nicolas de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Preview
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Ä la mode winnipégoise

By Jocelyne Nicolas de La Liberté pour le Winnipeg Free Press 4 minute read Saturday, Jan. 14, 2012

‘J'AI toujours adoré les blogues de mode,” lance la Franco-Manitobaine Janelle Wookey. “Mais je ne trouvais que des sites qui discutaient des tendances à New York, à Paris ou bien à Milan. Toujours les mêmes villes, jamais du contenu canadien. Pourtant, je sais qu’on a du goût et que la mode est bien vivante ici. Je n’en revenais pas qu’il n’y avait aucun site à notre sujet.”L'idée de montrer les Canadiens sous toutes leurs coutures et dans toute leur beauté, dans la rue et dans la vie de tous les jours, l'a suivie un bon moment avant qu'elle n'agisse.

"Je cherchais sur Google Canada street style," continue Janelle Wookey. "Je voulais voir des images de gens de chez nous. Il n'y avait rien du tout au Canada, et même le nom de domaine canadastreetstyle.com était disponible. Je l'ai vite acheté, mais sans savoir ce que j'allais faire avec un site Web."

Suite un séjour inspirant Montréal, Janelle Wookey a conßu le site comme il est aujourd'hui. Des photographes bénévoles Winnipeg, Montréal, Vancouver, Toronto et Victoria parcourent leur ville respective, cherchant des citoyens avec une mode intéressante ou unique. Le site les montre en photos avec une brève description de l'origine de leurs vêtements et leurs accessoires.

Sur le site, on trouve Janessa, une artiste winnipégoise qui s'est créé un look la fois unique, mais pratique pour l'hiver canadien. Dans un manteau en jeans et une jupe achetée dans une boutique d'occasion de style vintage Oh So Lovely, Janessa porte des bottes jaunes. Ses lunettes roses d'occasion ont été achetées la boutique Vintage Glory et pour accessoriser le tout, elle a volé son sac Tintin son copain. Page après page, le site montre en détails les trésors de mode dénichés par ces Canadiens ordinaires.

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Saturday, Jan. 14, 2012
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